Global Security Mag : Quelle sera votre actualité lors du Forum InCyber (FIC) 2026 ?
Emmanuel Serrurier : nous allons présenter Armis Centrix™, notre plateforme de gestion des cyber expositions. Elle permet d’identifier et de réduire proactivement tous les risques liés aux assets et applications, de corriger les vulnérabilités, afin de protéger l’ensemble de la chaîne logicielle et la surface d’attaque des organisations. Pendant l’événement, nous allons également montrer comment Armis Centrix™, boostée par l’IA, aide les équipes à renforcer leurs défenses et à se préparer à contrer des cyberattaques elles-mêmes alimentées par l’intelligence artificielle. L’idée est de sortir d’une logique purement réactive pour adopter une approche proactive c’est-à-dire permettre aux équipes de réduire les risques avant qu’ils n’aient le moindre impact.
Global Security Mag : Quels sont les points forts des solutions que vous allez présenter à cette occasion ?
Emmanuel Serrurier : la multiplication des environnements hybrides (IT, OT, IoT, médical, cloud distribué) a fait exploser la surface d’attaque. L’enjeu n’est plus de détecter les menaces connues, mais de comprendre où, quand et comment les assets deviennent réellement exposés. Armis Centrix™ applique l’IA pour transformer des réseaux hétérogènes en environnements lisibles et prévisibles, en identifiant les assets invisibles aux outils classiques, en détectant les anomalies microscopiques dans le comportement des équipements et en priorisant les vulnérabilités selon l’exposition réelle. L’IA permet ainsi une cartographie exhaustive, une gestion dynamique des risques et une sécurité contextuelle, sans perturber les opérations critiques, même dans les environnements OT ou médicaux.
Global Security Mag : Cette année, le Forum InCyber aura pour thème « Maîtriser nos dépendances numériques », quelles sont vos analyses sur ce sujet ?
Emmanuel Serrurier : les dépendances numériques représentent un enjeu majeur : les organisations s’appuient sur des logiciels, services cloud et bibliothèques tierces, souvent intégrés automatiquement par des outils ou assistants IA. Cette complexité élargit considérablement les vecteurs d’attaque et rend la gestion des vulnérabilités plus critique que jamais. Reprendre le contrôle de ces dépendances nécessite une connaissance fine de chaque composant du système d’information, combinée à une détection précoce des anomalies et des risques, afin de prioriser les actions et renforcer la résilience des infrastructures.
Global Security Mag : Comment vos solutions répondent-elles à cette problématique ?
Emmanuel Serrurier : Armis Centrix™ répond à ce défi en offrant une surveillance continue de l’ensemble des assets numériques. Grâce à l’IA, la solution identifie les vulnérabilités, repère les comportements suspects, classe les menaces selon leur criticité réelle et automatise la remédiation. Avec Armis Centrix™ for Application Security, la plateforme couvre également la sécurité du code, y compris celui généré par IA, en analysant le code, les dépendances et les pipelines CI/CD, tout en réduisant les fausses alertes et en accélérant la résolution des incidents.
Parallèlement, Armis Centrix™ for Vulnerability Management Detection and Response permet de détecter, gérer et corriger les vulnérabilités en temps réel sur l’ensemble des environnements IT, IoT, cloud et réseau. Elle offre une visibilité précise et continue, réduit le nombre de scans et leur impact opérationnel, et transforme la gestion des vulnérabilités d’une posture réactive en une défense proactive et scalable. Ces deux solutions combinées permettent aux entreprises de reprendre le contrôle de leur chaîne logicielle et de leur surface d’attaque.
Global Security Mag : Comment les technologies ( IA / Quantique, etc. ) doivent-elles évoluer pour contribuer à maîtriser nos dépendances numériques ?
Emmanuel Serrurier : pour contribuer efficacement au contrôle des dépendances numériques, les technologies doivent évoluer vers des capacités prédictives et automatisées, capables de dresser en temps réel une carte dynamique des assets, services et bibliothèques en usage, et d’anticiper les risques avant qu’ils ne se concrétisent. L’intelligence artificielle joue ici un rôle central, en analysant des volumes massifs de données pour révéler des signaux faibles ou des failles imperceptibles sans assistance algorithmique, tandis que le calcul quantique pourrait à terme accélérer la modélisation des interactions complexes entre composants et affiner l’évaluation des scénarios de risque.
Global Security Mag : Quel message souhaitez-vous transmettre aux RSSI, CISO, DPO, DSI, Responsables Cyber et Cybersécurité ?
Emmanuel Serrurier : les responsables de la sécurité et de la gouvernance des systèmes d’information doivent aujourd’hui adopter une posture d’anticipation plutôt que de simple correction. Il ne s’agit plus seulement de colmater les brèches au fil de l’eau, mais de disposer d’une lecture claire de l’exposition réelle de l’organisation, de hiérarchiser les priorités et de bâtir des processus de sécurité capables d’absorber la complexité croissante des infrastructures modernes. Reprendre le contrôle des dépendances numériques implique aussi de rapprocher les métiers et les équipes cyber, pour que la sécurité devienne un véritable accélérateur stratégique plutôt qu’une contrainte opérationnelle.






